DEUXIÈME PARTIE :

LE BOULANGER, ENTRE GALANTERIE ET DÉBAUCHE

LA TENUE INDÉCENTE DES OUVRIERS BOULANGERS

En 1863, Pierre Vinçard (1820-1882), consacrant au secteur de l’alimentation l’une de ses monographies de la série « Les ouvriers de Paris », décrit en ces termes la tenue du garçon boulanger :
« La nature du labeur de cet ouvrier, l’originalité de son caractère, l’excentricité de son costume, tout le distingue des nombreux types dont se compose la grande famille des travailleurs parisiens. (…) Son visage blême et souffreteux, son corps amaigri, ses jambes nues, les savates qu’il a aux pieds attirent tout d’abord l’attention. Il rappelle l’ancienne ordonnance de 1579 qui exigeait de chaque ouvrier boulanger qu’il fût continuellement en chemise, en caleçon, sans haut-de-chausses et en bonnet » pour se trouver « toujours en état de travailler » ; car ses vêtements de travail se composent encore aujourd’hui d’un mauvais pantalon, d’une jaquette blanchâtre et d’une calotte noire qui lui sert de coiffure. »

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Médaille d’Yves Thuriès Chef Cuisinier Pâtissier

Le Grand Écuyer Cordes-sur-Ciel

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Existe-t-il un érotisme propre au métier de boulanger ? Poser la question peut sembler incongru. Et pourtant… Il apparaît que, plus que dans toute autre profession, le boulanger et la boulangère ont donné lieu dans la littérature, les chansons, les histoires humoristiques, etc., à de multiples récits mettant en scène la galanterie du premier et les charmes de la seconde.

Comment l’expliquer ? Est-ce la chaleur nocturne du fournil qui prédisposait le boulanger à la satisfaction de ses désirs une fois sorti dans la rue ? Est-ce la semi-nudité de rigueur autrefois qui laissait courir l’imagination ? Est-ce la caresse des formes rondes de la pâte qui suscitait la sensualité ? Est-ce l’entrée de la pâte dans le four chaud qui en évoque une autre ? On sait enfin qu’il existe un lien étroit dans l’imaginaire entre la nourriture et la sexualité, le sens du goût et le plaisir des sens.

A partir des exemples qui suivent, on verra que la question n’était pas aussi incongrue qu’elle le paraissait de prime abord.

PREMIÈRE PARTIE : LA BOULANGÈRE, OBJET DE DÉSIR

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Union des Travailleurs du Chemin de Fer,

Sté Coopérative Tergnier (02-Aisne)

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L’hebdomadaire La Semaine des enfants publia le 3 janvier 1857, en rubrique « Variétés », un récit à caractère éducatif et moral intitulé « Histoire d’un morceau de pain ». L’auteure, Henriette LOREAU, née en 1815, est aussi connue comme traductrice d’œuvres anglaises.

Elle exprime dans ce récit une vérité d’évidence : point de pain sans travail, pas de richesse sans effort, pas de plaisir sans peine. Cette complémentarité est ancrée depuis des siècles dans nos mentalités, depuis la fameuse injonction biblique : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ! ».

Cette histoire présente aussi un intérêt documentaire. Elle était destinée à des enfants de milieux tout autres que ceux de l’agriculture, et elle leur expliquait d’où était issu le pain, aliment qu’ils consommaient couramment. Il n’est pas sûr aujourd’hui qu’un enfant sur 100 connaisse, même dans ses grandes lignes, les grandes étapes de sa fabrication depuis le grain de blé, même en tenant compte de l’évolution technique depuis 1857 (on ne laboure plus avec des chevaux, on ne sème plus à la main, on ne moissonne plus à la faucille, on ne bat plus au fléau, etc.), mais toujours on laboure, sème, moissonne, bat, moud et transforme en farine…

Remarquons aussi l’attention portée à ceux que l’on appelait les « auxiliaires » de l’agriculture : les oiseaux qui débarrassent la terre des vers et larves, et mangent les insectes sur les épis. Même les corbeaux sont tolérés pourvu qu’ils ne soient pas trop nombreux. Et l’on pense à leur donner des miettes en hiver pour les récompenser de leur aide. Depuis, on est passé aux désherbants et aux pesticides, en portant un rude coup aux oiseaux utiles, dont on redécouvre aujourd’hui toute l’importance.

Bref, une histoire pédagogique qu’on aurait tort de classer parmi les histoires mièvres du XIXe siècle…

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Jetons de Boulangerie Coopérative d’Ussel (Corrèze-19)

34 a – Collection Jean-Claude THIERRY.

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Les poètes sociaux (1909)

Nous avons découvert ce splendide poème dans Les poètes sociaux ; anthologie de poésies sociales, par Georges NORMANDY et M.-C. POINSOT (1909). Il est signé Jean VIGNAUD, sur lequel nous n’avons guère trouvé d’informations. Sans doute est-ce le même Jean VIGNAUD, né en 1875 et mort en 1962, qui fut journaliste et écrivain, et qui présida de 1936 à 1944 la Société des Gens de Lettres.

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« L’ PAGNAN ET L’ PAIN D’ CUITIE » PAR JULES MOUSSERON

Jules MOUSSERON (né en 1868 à Denain (Nord), mort en 1943 dans cette même ville), était un mineur de fond à la compagnie des Mines d’Anzin.

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33 a-b-c – Collection Jean-Claude THIERRY.

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« LA MEUNIERE DE PONT-AVEN » PAR THEODORE BOTREL (1907)

Théodore BOTREL (1868-1925)

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31 – Collection Jean-Claude THIERRY.

20 x 37mm. Cuivre. Rectangle, uniface. B. D. B. / 1 PAIN / OYE-PLAGE / (PAS-DE-CALAIS). Inédit R. Elie.

Il convenait de préciser les initiales « B. D. B. ». La Mairie vient de me confirmer qu’il s’agissait du Bureau de Bienfaisance qu’elle gérait, et distribuait ces jetons aux familles dans le besoin.

Pour situer sa période d’utilisation, sachons que la ville fut nommée Oye-plage sur décision du Conseil municipal en 1913, il est donc postérieur à cette date.

Oye-Plage (Ooie en flamand) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Avec ses 33,86 km2, c’est la ville la plus étendue du Pas-de-Calais, juste devant Calais.

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Sans titre7

Comme quoi, il n’y’a pas que des porteuses.

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Recette de pain aux pommes de terre publiée dans le journal allemand Schlesische Presse .  WW1.

Publication du 11 mai 1915

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LePetitParisien341-22-9-1877

Le Petit Parisien Numéro 341 du samedi 22 septembre 1877.
Probablement, une des plus anciennes traces écrites dans la presse de la Société des Compagnons Boulangers du Devoir.

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Le compagnon du tour de France. Roman de George Sand de 1840.

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