Papineau, trois générations de boulangers Blaisois !

Joseph Agnan PAPINEAU est né le 12 novembre 1835 à Suevres (41) devient  boulanger et épouse, le 21 juillet 1866 a Chambon sur Cisse (41) Désirée Madeleine BELLOUIN (1836-1912)

Cette union donne naissance a un fils, Georges PAPINEAU, ne le 18 juin 1869 a Chambon sur Cisse.

En 1887, Joseph Agnan PAPINEAU s’installe au 80 rue Croix Boissée.

Joseph Agnan PAPINEAU décède le 2 avril 1898 à Blois à l’âge de 62 ans.

Ce fils, Georges, épouse la profession de son père, la boulangerie, et se marie à Blois  le 5 novembre 1894, avec Marie Juliette RIGUET (1874-1960) et reprend, un an plus tard, avec son épouse, le commerce familial.

Le 6 mars 1896, naissance à Blois de leur premier enfant, Roger Louis Joseph, le 3 mars 1900 de Laure Marie Madeleine, et le 20 juillet 1903 de leur troisième et dernier enfant, Georges Alexandre Henri Eugène.

Georges PAPINEAU (père) décède à Blois le 4 mai 1912 à l’âge de 42 ans laissant une veuve avec trois enfants, Georges avait alors à peine 9 ans, la grande soeur 12 ans et leur frère aine, Roger 16 ans…

Il venait de terminer son apprentissage de menuisier, il laissa son métier de menuisier pour aider sa mère à la boulangerie. En 1919, Roger PAPINEAU adhère à la société des Compagnons Boulangers du Devoir de Blois et est reçu l’année suivante, le jour de l’Assomption 1920, sous le nom de Blois la Concorde. Etant donné sa position familiale, il n’effectue pas de tour de France, dans cette situation, le but n’étant pas de voyager, mais d’adhérer à une société de secours mutuelle.

Georges lui, a toujours eu en tète d’être boulanger comme son père et grand père, au grand désespoir de sa mère qui le fait entrer dans des bureaux le 1 septembre 1916, il y restera jusqu’au 30 avril 1920, les dés étaient jetés, il allait embrasser ce métier tant désirée, celui de boulanger. Il embaucha donc comme apprenti dans l’entreprise familiale.

Laissons Georges nous conter une anecdote, relatant ce qu’était le pétrissage à bras (journal du compagnonnage de mai 1959) :

Un jour que j’avais fait le levain un peu mou, je me dépêchais d’en terminer avant que mon frère arrive, manque de chance, il entre avant que j’ai eu le temps de disparaitre, il s’approche, tâte du bouts des doigts, j’attendais une sérénade maison, mais rien avec un calme que je ne lui connaissait pas, il étala sur la pate environ deux kilos de farine et me dit tranquillement “Vas-y”

J’aurai préfèré cent fois un éclat de colère comme il en avait le secret. Quel travail pour faire manger à cette pate déjà formée une quantité de farine supplémentaire. La leçon était sévère, elle fut profitable, jamais plus je ne fis de levain doux …

Le pétrissage à bras n’est plus qu’un souvenir pour ceux qui ont eu cette formation, et je suis certainement dans les plus jeunes de ceux là.

Cette formation était rude, un peu sauvage même, elle était en harmonie avec les exigences du métier. Si dans le premier mois de mon apprentissage, j’ai souvent maudit mon frère pour sa rudesse, il y a longtemps que je lui ai pardonné.

Il voulait faire de moi un boulanger ou me faire abandonner le métier dés le début. C’était une épreuve de force, et son chef d’oeuvre de compagnon fut de présenter le jour de sa réception, une fournée de pain pétrit à bras, pesée, tournée, et mise au four par son apprenti de trois mois, la direction du travail étant comme on le pense, assuré par lui ».

A cette époque, il n’y avait pas de travaux de réception proprement dit, comme nous le connaissons aujourd’hui, mais une simple fournée faite à son entreprise, que quelques compagnons venaient observer dans la boutique.

Le 19 juillet 1922, Roger PAPINEAU, Blois la Concorde, épouse à Blois, Fernande Emilienne PEARRON (1901Blois-1977 Saint-Nazaire) fille ainée du Compagnon boulanger du Devoir, Fernand PEARRON, Blois Plein d’Honneur.

Georges devient lui, aspirant, le 10 aout 1920, et quitte le toit familial et sa ville natale, le 14 avril 1921, pour faire son tour de France, et est reçu compagnon à Tours a l’Assomption 1921 sous le nom de Blois l’Ami du Travail, il fut l’un des premiers a boucler son tour de France après la grande guerre de 1914. Il fait ensuite son service militaire dans la marine.

Dès la fin de son tour de France, il prend la responsabilité de la Cayenne de Blois. Elevé à la rude école du compagnon  PEARRON, Blois Plein d’Honneur,  il cherche toujours dans son exemple le motif d’agir. Il sera son dauphin. Puis, Il achète son premier fond de boulangerie à Villebarou  près de Blois, le 1° janvier 1927, sa mère le rejoint pour lui tenir et sa maison et sa boutique.
Le 30 décembre 1931, Blois l’Ami du Travail  épouse Marie-Louise CAILLAUX, nièce de la Madame CAILLAUX, Mère des Compagnons boulangers du Devoir de la ville de Blois sous le nom de Blésoise la Bien Aimée , deux enfants naitrons de cette union.

En 1934, il cède son fond de boulangerie et travail dans plusieurs boulangeries de Blois, dont en particulier chez Mr BILLERAND.

Blois l’Ami du Travail, lors du congre de Blois en 1936 (Coll. L. Bourcier)

En 1937, il participera activement aux cotés de Blois Plein d’Honneur, à la défense du placement des compagnons boulangers, Blois l’Ami du Travail à 34 ans, notre jeune chien blanc se fait les crocs!

Le 28 avril 1940, Roger PAPINEAU, Blois la Concorde, décède à Saint Nazaire.

Aux 6eme assises du compagnonnage qui se déroule a Paris, le 9 janvier 1944, pour la première fois les compagnons boulangers sont représentés, c’est Georges PAPINEAU, Blois l’Ami du Travail, qui assumera cette lourde tache.

En février de cette même année, c’est son départ pour Paris ou il s’installe dans une boulangerie avec son épouse et ses enfants au printemps 1944 au  75 rue de la Tombe Issoire dans le 14eme.

Aux 7eme assises, le 2 novembre 1946, a Tours, Blois Plein d’Honneur, président de celle ci, demandera a être remplacé de ses fonctions par Blois l’Ami du Travail, ce qui fut fait avec l’approbation de l’assemblée, le relais était passé.

Des l’après guerre, Blois l’Ami du Travail insiste au près des Compagnons boulangers, pour la mise en place d’une formation professionnelle destinée aux jeunes itinérants. Combattant l’ancienne idéologie d’un compagnonnage principalement mutualiste, il en sortira vainqueur, avec la création des premiers cours de technologie boulangère par correspondance.

Voici l’extrait d’un courrier adressé à toutes les Cayennes: ”… dans cette nouvelle voie ou je m’engage a fond, je ne m’arrêterais ni devant une opposition ouverte, ni devant les sarcasmes de la part de ceux qui n’on jamais rien fait, ne veulent encore rien faire, c’est une oeuvre de longue haleine, dont je ne dissimule pas les difficultés, dont je n’enregistrerai peut être jamais les résultats concrets moi même, mais qui servira ma corporation et le compagnonnage …”

Blois l’Ami du Travail devait dépasser largement le stade corporatif pour s’intéresser activement à la marche générale du compagnonnage. Toujours sur la brèche, il participe, dès avant guerre 1939, a toutes les réunions au cours desquelles les compagnons essayaient de jeter les bases d’une réorganisation. Des la naissance de l’AOCDD, il fut l’un des partisans les plus actifs et des plus efficaces.

L’extrait d’une lettre de Jean BERNARD, la Fidélité d’Argenteuil, Compagnon Passant Tailleur de pierre du Devoir, premier conseiller de l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir, au compagnon DESPIERRE, date du 4 mars 1947, en fait foi:

”… Papineau fait un excellent travail, et il est entrain d’organiser toutes la question des cartes d’adhérents, cotisations … Il est très devoué et gagne a être connu …”.

Jean BERNARD, la Fidélité d’Argenteuil, dinera, accompagné de l’Abbe RAMBAUD (docteur en théologie, maitre de conférence, et désigné comme conseiller  aux règles des compagnons  du Devoir , depuis le 29 mai 1941, par le Maréchal PÉTAIN)  chez Blois l’Ami du Travail, un soir de décembre 1948, de ce diné, Jean BERNARD en fera un petit compte rendu au Compagnon Charpentier du Devoir, René DESPIERRE, Lyonnais le Bon Cœur, par un courrier date du 16 décembre 1948, qui fera tout honneur aux compagnons boulangers:

”… j’ai diné dimanche chez Papineau, avec l’Abbe Rambaud. J’aurais bien voulu vous avoir dans un petit coin, car, quoique le métier de boulanger chez nous ne soit pas” en honneur “, de cette conversation sont sorties de telles possibilités de symboles et d’esprit que j’ai l’impression que la règle des boulangers, rénovée, sera la plus belle du tour de France, nous n’avons qu’a bien nous tenir …”

Courrier du 21 décembre 1948 du Compagnon Charpentier du Devoir, René DESPIERRE, Lyonnais le Bon Cœur, au Compagnon Passant Tailleur de pierre du Devoir, Jean BERNARD, la Fidélité d’Argenteuil:

”J’ai eu hier la visite de l’Abbe Rambaud, il m’a parlé justement de contact avec Papineau, et m’a paru enthousiasme des possibilités symboliques de la boulangerie …”

Et oui!!! Bien que les boulangers ne travaillent pas avec l’équerre et le compas, et ignorant totalement l’art de trait, cela n’empêche pas cette corporation d’être symboliquement l’une des plus profonde et complète au service de la cité ! Comme dit Jean BERNARD, la Fidélité d’Argenteuil, « Nous n’avons qu’a bien nous tenir. », venant de la bouche d’un Compagnon tailleur de pierre, cela fait tout honneur aux chiens blancs.

Lorsque l’AOCDD fut organisée, Blois l’Ami du Travail fut membre de son conseil, en tant que secrétaire de 1947 a 1957, écoutons son discours de réélection, au assises de Lyon, les 1 et 2 juin 1952:

”… Quand la premier fois, on m’a proposé de prendre le poste de secrétaire, j’ai accepté presque d’enthousiasme, de tout mon coeur parce que  j’avais l’habitude des choses compagnonniques. J’assurais depuis plus de 15 ans  le secrétariat des compagnons boulangers. L’affaire m’intéressait comme un moyen de servir le compagnonnage, et mon idéal personnel. Malheureusement, je suis boulanger, ce n’est pas un métier comme les autres. Les boulangers ne vivent pas comme les autres. Voila pourquoi je n’ai pas pu remplir mon rôle comme je l’aurai voulu au sein du compagnonnage, personnellement, il y a trois ans, j’ai été obligé de reprendre mon travail  d’arrache pied, dans ma maison et les choses sont maintenant rétablies. J’entrevoie donc de changer de situation et espère pouvoir de cette façon avoir d’avantages de temps pour me consacrer a ce rôle, comme je le désir. Car ce n’est pas de bon coeur que je n’ai pas pu faire ce que je devais faire.”

Le 2 juillet 1953, il est contraint de vendre son commerce pour des raisons de santé et en même temps de quitter son métier qu’il aimait tant ! Son rêve prenait fin, lui qui était l’un des précurseur de la baguette sur plaque. Sa reconversion se fera en achetant une librairie-papeterie-journaux au 15 Boulevard de Reuilly 75012 Paris en juillet 1953.

En 1958, il prendra le poste de trésorier de l’AOCDD, et cela jusqu’en 1963.

A partir de 1958, la situation entre Jean BERNARD et Blois l’Ami du Travail se tend, jusqu’a rupture en 1963. Un courrier de Georges PAPINEAU, adresse au compagnon Roland MASSE Angevin la Sagesse, Compagnon maréchal-ferrant du Devoir, date du 18 juin 1960, au sujet de l’implantation d’un siège a Blois relate bien cette situation:

”… Je suis persuadé qu’il n’y a rien a faire, Jean Bernard, ne veut pas de siège a Blois, ou il craint l’influence des anciens. Il est le seul maitre et ne fait que ce qui lui plait. Les autres compagnons sont soit a ses genoux, soit boudeurs, il a donc le champ libre. Je suis le seul qui mettait des bâtons dans les roues à son absolutisme. Il n’a pas osé me fiche à la porte du conseil de crainte du scandale et espérant que je partirai de moi même. Ce que je n’ai pas encore fait. Malgré cela, ne croit surtout pas que je sois un ennemi de Jean Bernard, mais je ne suis pas non plus un admirateur béat, et mon caractère et ma conscience m’empêche de dire toujours Amen! Je suis reste à ma formation première toujours en reconnaissant qu’il était nécessaire de rénover le compagnonnage par une formule moderne, je me refuse formellement à en changer la physionomie et les principes. Je regrette sincèrement que cet homme très intelligent et très capable, ait la prétention de changer cette physionomie du compagnonnage pour le modeler à son idée… Il faut essayer par tous les moyens honnêtes, a faire comprendre à ceux qui l’on oublier, ou qui ne l’on jamais su, que le compagnonnage est un lieu ou chacun a le droit et le devoir de parler …”

* (Note L Bourcier : allusion à Fernand PEARRON, Blois Plein d’Honneur)

Parmi les nombreuses responsabilités qu’il assuma, il y eut aussi la gérance du journal de l’AOCDD “Compagnonnage”, de juin 1955 (date de la mise en fonctionnement de l’imprimerie du compagnonnage, qui se situait Rue de Brosse) à Mai 1964. Il pris également une part très active a la commission des rites Maitre Jacques.

Jean PEBAYLE, Bordelais l’Enfant Chéri, Georges PAPINEAU, Blois l’Ami du Travail, à Bordeaux. (Coll. L.Bourcier)

En 1972, il cède son fond de commerce pour prendre une retraite bien mérite, et passionné de la Sainte Baume, il publie a la Librairie du Compagnonnage, en 1972, la plaquette intitulée : ”La Sainte Baume, haut lieu du Compagnonnage”, qui restera l’unique ouvrage a ce sujet, jusqu’a la parution de celui du Compagnon carrossier du Devoir, René LAMBERT, Provençal la Fidélité, en 1997: ”La Sainte Baume, le pèlerinage des compagnons du Devoir”, les deux dernières lignes de cette ouvrage sont :

”…enfin je tiens a rendre hommage à la mémoire de Georges PAPINEAU, Blois l’ami du travail qui m’avait transmis le relais”.

 

Blois l’Ami du Travail écrira également  « Songes à la Sainte Baume » mais qui ne sera jamais édité…

Blois l’Ami du Travail participe aussi activement au “Ralliement des Compagnons resté fidèle au Devoir” fondé en 1880, société mutualiste, ou il adhère comme membre actif à la section de Blois, le 28 juillet 1925 sous le numéro 130. Le 1 janvier 1959, il en devient membre allocataire. Il y tient des postes importants, et en est un grand défenseur et militant.

En 1978 sera édité l’histoire compagnonnique des C.B.P.D.D. par Blois l’Ami du Travail. La réalisation de cette ouvrage rencontra beaucoup d’opposition de la part de compagnons boulangers, comme bien souvent, ce sont des hommes passifs ou incompétents qui critiquent et s’opposent a ceux qui travaillent et qui en ont les capacités.

Mais grâce à sa volonté, à sa persévérance, l’ouvrage vu malgré tout le jour, ce sera son dernier grand message, mais quel message ! Ce jour là, Blois l’Ami du Travail n’avait seulement pas rempli son “Devoir de Mémoire”, mais allait aussi transmettre le Flambeau a de nombreux compagnons et leur ouvrir les yeux sur l’importance de la connaissance du passé, de nos anciens, de leurs actes et cet état d’esprit qui nous est si cher.

Blois l’Ami du Travail était de cette génération compagnonnique qui n’avait pas attendu les succès pour rester fidèle et plein d’espérances pour son idéal.

Image même de la ferveur et du dévouement, il mérite d’être cité en exemple aux jeunes compagnons.

Le 21 aout 1978, a Fréjus, dans une maison médicalisée, Blois l’Ami du Travail s’éteint. Un mois avant son départ, il était encore présent au congres des Compagnons boulangers à Strasbourg, et était aussi présent aux assises ou il fit part de ses inquiétudes sur la destiné du pèlerinage des Compagnons du Devoir à la Sainte Baume. Il se proposait d’aller sur les lieux faire une enquête.

Il avait coutume de dire “nul est irremplaçable”, ce n’est pas vrai. D’autres viennent combler les vides, mais ils sont différents. On ne remplace pas un homme comme lui, les Compagnons boulangers et pâtissiers on perdu ce jour là un chef, un guide…

Il fut inhumé, en présence de très nombreux compagnons, en l’église Saint Saturnin et cimetière de Blois-Vienne. Il repose à quelques mètres de  son « maître » Fernand PEARRON, Blois Plein d’Honneur.

Le 1 novembre 2011, lors de bicentenaire de l’entrée des boulangers dans le Compagnonnage organisé par la Fédération des Compagnons boulangers pâtissiers restés fidèles au Devoir, un hommage solennel fut rendu sur sa tombe.

 

La Couleur de Blois l’Ami du Travail
Couleur A.O.C.D.D. de Blois l’Ami du Travail. Cette couleur à la particularité de revêtir l’ensemble des frappes de réceptions de Mères de l’AOCDD de 1947 à 1997, de Madame Marguerite DUGUET de Lyon à Marie Thérèse AUBRY de Rennes. (Compagnons du Devoir boulangers pâtissiers de Paris, photographies L.  Bourcier)

Partie gauche ( coté blason ) du haut vers le bas
– Denise Boelle Muizon 1990
– Uliana Marcilly Troyes 1986 ( gauche )
– Monique Lhommeau Nantes 1987


– Germaine Senger Strasbourg 1958
– Annick Letheuille Saumur 1993 ( gauche )
– Marie Claude Baraldo Epône 1988
– Jeanne Servant Paris 1953
– Marguerite Duguet Lyon 1947
– frappe du 50ème anniversaire du dépôt de la frappe de la Ste Baume 1997
– Gerda Riederberger Cologne 1993 ( gauche )
– Thérèse Marchand Reims 1990
– Christiane Brand La Rochelle 1995

Partie droite  du haut vers le bas
– Claudine Dieudonné Bordeaux 1978
– Jacqueline Michel Lille 1982
– Rolande Meli Albi 1980 ( gauche )
– Maryse Chamberon Lyon 1977
– Micheline Jaussaud Marseille 1979 ( gauche )
– Simone Dixneuf Tours 1975
– Marie Thérèse Aubry Rennes 1997 ( gauche )
– Jeanne Servant Paris 1953 (milieu -deux frappes différentes pour cette réception-)
– Marie Danièle Boutillier Strasbourg 1986
– Joséphine Saffon Toulouse 1986 ( gauche )
– Colette Herault Tours 1987
– frappe de la Ste Baume 1947
– Maryse Bouée Quimper 1996 ( gauche )
– Marie Thérèse  Retureau Angers 1974
– Evelyne Chabaud Nîmes 1995 (gauche )
– Dany Dequi Labruguière 1995

 

Blois l’Ami du Travail est décédé en 1978, alors comment ce fait-il que sa couleur continue, après son décès, d’être frappé au fer chaud lors des réceptions de mères, en sachant qu’uniquement les Compagnons et Aspirants présents à la cérémonie pouvait voir leur couleur revêtue de la frappe de réception ce jour la ?

Et bien oui ! C’est ce qui fait la particularité de cette couleur, en effet les Compagnons boulangers et pâtissiers du Devoir, après le décès de leur frère Blois l’Ami du Travail, se sont adressés au Conseil du Compagnonnage AOCDD, afin d’obtenir une dérogation exceptionnelle pour la couleur de leur frère disparu. Cette dérogation fut accordée par le Conseil du Compagnonnage AOCDD.

Les Compagnons boulangers et pâtissiers de la Cayenne de Paris, gardien de cette couleur, s’organisaient à chaque réception de mère pour que cette couleur soit acheminé sur les lieux de la cérémonie, accompagnée de la dérogation écrite du Conseil du Compagnonnage.

Ce courrier était présenté aux Compagnons responsables de l’apposition des frappes, afin qu’ils viennent exceptionnellement marquer par le feu le souvenir de la cérémonie sur la couleur d’un frère disparu.

Cette pratique cessera en 1997, lorsque l’AOCDD commencera à faire des réceptions de mères dans plusieurs villes à la même date, le transport de la couleur ne pouvant être effectué simultanément sur les différents lieux de réceptions.

Ce qui a pour effet qu’il manque sur cette couleur 12 frappes de réceptions de mères, celles reçues entre 1997 et 2006, années de l’abandon de cette pratique par l’AOCDD.
Je tiens à remercier les Compagnons de tous les Devoirs qui m’ont aidé dans ce travail de recherche sur Blois l’Ami du Travail.

 

Sans titre4

Carte de visite de Blois l’ami du travail.

 

Le Compagnon Papineau Geroges, Blois l’Ami du Travail, reçu le Diplome de Fidélité de la part de sa corporation, le jour de la Saint-Honoré 1956 à Paris. Ce jour là, reçurent également ce diplome Gilbert BERNARD, Bordelais la Pensée et Ernest RABAULT, Poitevin Coeur Fidèle. Sans titre5

Il reçoit également la médaille de Chevalier de l’Ordre de Maitre Jacques et du Père Soubise (Ralliement) à Paris le jour de la Saint-Honoré 1961.

Laurent Bourcier, Picard la Fidélité, C.P.R.F.A.D.

Commentaires concernant : "Papineau, trois générations de boulangers Blaisois !" (3)

  1. Encore une étude parfaitement bien documentée de notre cher ami Picard ! Et en plus très agréable à lire, ainsi qu’instructive au sens plein : derrière l’anecdote, l’histoire, les faits, il y a toujours une morale à méditer.

    Je sais ce qu’il en coûte de travail pour arriver à rassembler ainsi les fragments épars de la petite et de la grande histoire des compagnonnages… Et à ensuite les restituer sous une forme ordonnée. Aussi je suis très admiratif de l’œuvre qu’accomplit Laurent Bourcier depuis des années.

    Amitiés à tous !

  2. Laurent Bourcier a écrit:

    Tres chers amis,
    Voici une nouvelle petite information.
    Le Compagnon Papineau Geroges, Blois l’Ami du Travail, reçu le Diplome de Fidélité des CBPDD, le jour de la Saint Honoré 1956 à Paris. Ce jour là, reçurent également ce diplome Gilbert BERNARD, Bordelais la Pensée et Ernest RABAULT, Poitevin Coeur Fidèle.
    Merci à tous
    Picard la Fidélité.

    • Laurent Bourcier a écrit:

      Trés chers Amis
      Une nouvelle petite information concernant Blois l’Ami du Travail. Celui-ci reçut la médaille de Chevalier de l’Ordre de Maitre Jacques et du Père Soubise (Ralliement) à Paris le jour de la Saint Honoré 1961.
      Amitiés à Tous
      Picard la Fidélité

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