Confrérie des Talmeliers du Bon Pain

Confrérie des Talmeliers du Bon Pain

Olivier et Sonia à Clamart (92 Hauts de Seine)

Médaille avec bélière. 70mm. Bronze. CONFRERIE des TALMELIERS du BON PAIN. Boulangère devant ses pains sur fond de blé.

Il convient de remercier le Grand Maitre Marcel FOUBERT qui nous à donné son approbation pour la parution de cet article qui lui à été présenté – Jean-Claude THIERRY

Une histoire d’amitié, car j’ai pour habitude d’acheter mon pain, à Clamart. C’est tout près d’une grande église de briques rouges que se situe la boulangerie-pâtisserie de Sonia et Olivier. Jusque là rien de très original et pourtant ce ne sont pas des artisans comme les autres. Olivier après avoir travaillé dans la restauration collective a repris des études supérieures de restauration. Puis après diverses expériences dont son passage dans des restaurants étoilés, il décide de devenir son propre « patron » dans le domaine de la boulangerie. Quant à Sonia elle fut formée à l’école « Boule ».

Ils étaient loin d’imaginer que ces parcours allaient les mener vers les « Talmeliers », Confrérie dans laquelle ils ont été intronisés en mars dernier.

Sonia et Olivier ont été cooptés par un Talmelier d’Ile de France. Leur intronisation s’est déroulée en deux temps, séparés de quelques mois ; La première foi en Ile de France à Soisy s/Momorency, où le Grand Maître de la Confrérie présenta Sonia et Olivier aux autres aux membres de la confrérie, après quelques anecdotes et beaucoup d’émotions.

Lors de cette cérémonie par le Grand Maitre, et même si l’humour est de mise, une vive émotion des récipiendaires en émane, les yeux deviennent « humides ». Sonia et Olivier expriment ce souvenir :

« Le partage et les rencontres d’où ressortent une forte empathie ont renforcés nos valeurs. L’amitié qui s’en dégage nous implique dans le devoir de transmission, et renforce le respect des traditions et des anciens de notre corporation, nous avons découvert une famille ».

Le déroulement à Soisy s/Momorency ; en tenue civile, défilé, messe, réunion Chapitrale, intronisation des deux récipiendaires par le Grand Maitre avec serment, suivi d’un déjeuner.

La seconde à Angers pour le « Capage » défilé en ville, messe, et prise de cape avec un déjeuner en clôture.

Sonia et Olivier en garderont un souvenir ému, et leurs valeurs s’en trouvent partagées. La défense du bon pain et la reconnaissance du boulanger les animent au quotidien et ils ont trouvé beaucoup d’amitié, de la part des Talmeliers qui les ont accueillis avec beaucoup de gentillesse. Ils se sentent désormais soutenus et surtout investis d’un devoir de transmission vis-à-vis d’eux.

La tenue des Talmeliers :

La tenue portée par les Talmeliers représente et signifie pour :

La cape ; la mie crème du pain

La bordure marron ; la croûte dorée du pain

Les plumes du chapeau ; les flammes du four

Les gants et la chemise blanche ; représentent la farine.

La Confrérie des Talmeliers d’Ile de France et du Bon Pain (Source) :

« Le pain c’est mon copain » & Les origines du mot Talmeliers.

« Talmeliers viens du mot talemetarius venant de talle à metari, compter sur une taille, de tous temps les boulangers ont eu pour usage de marquer sur des tailles de bois la quantité de pain qu’ils fabriquent.
Les statuts donnés par Saint Louis leurs donnent la qualité de boulangers Talmeliers.

L’ordonnance du roi Jean, du pénultième Février 1350 dit que nul boulanger ou Talmeliers ne pourront mettre deux sortes de blé dans le pain.

Le mot Talmeliers vient aussi que du fait le boulanger devait acheter sont blé chez le paysan le faire écraser au moulin et ensuite le tamiser pour enlever le gros son ainsi que les déchets restants et de tamiseur ont arrive à Talmeliers.

Les Talmeliers en tant que confrérie ont étés créé à Angers il y a 25 ans par des boulangers dynamiques dont messieurs Jean Brulfert, Gérard Delaissart et Jean Claude Larteau étaient membres et sous leurs entraînements, 20 ans après nous nous sommes retrouvés à 10 couples et sur invitation de Monsieur Marcel Foubert nous nous sommes réunis à Soisy sous Montmorency le 7 octobre 2010 pour créer notre confrérie.

Depuis nous avons participé au chapitre des Talmeliers de Touraine en 2010, 2011, 2012, aux Talmeliers d’Angers en 2011, 2012, 2013, aux Talmeliers de l’Orne en 2012, à la confrérie du hareng côtier à Berck en 2012 à la confrérie de l’asperge et du vin d’Argenteuil et Sannois en  à la confrérie de la Teurgoule à Houlgate, de St. Jacques à Montebourg, de la carotte à Créances en 2013 ».

 

« Faire du bon Pain »

Le bon pain c’est d’abord une farine élaborée par des meuniers qui choisissent des blés sélectionnés par des paysans avertis.

Le bon pain ce sont des hommes qui pétrissent la pâte avec amour, qui façonne la pâte avec délicatesse, qui laisse lever la pâte avec patience en donnant du temps au temps.

Le bon pain c’est une pâte cuite dans un four à sole réfractaire.

Le bon pain c’est une mie de couleur crème, bien développée, une croûte dorée avec des coups de lames bien apparents.

Le bon pain c’est une baguette croustillante qui doit se conserver au moins 24 heures.

Le bon pain est un aliment complet avec des sucres lents, ne contenant pas de matières grasses

Le pain est bon pour les sportifs, ne fait pas grossir, participe au transite intestinal.

Le pain est très bon pour la santé en général. 

Le bon pain c’est aussi une boulangère souriante pour accueillir ces clients

Le pain c’est de la farine, de l’eau, un peu de sel, de la levure ou du levain et beaucoup d’amour du Métier, tout autre produit est interdit dans le pain de tradition Française.

Le titre de boulanger n’est autorisé que si le pain est pétri façonné et vendu sur place.

« Le pain c’est mon copain ».

 

Les origines du mot Talmelier.

Talmeliers viens du mot talemetarius venant de talle à metari, compter sur une taille, de tous temps les boulangers ont eu pour usage de marquer sur des tailles de bois la quantité de pain qu’ils fabriquent

Les statuts donnés par Saint Louis leurs donnent la qualité de boulangers talmeliers.

L’ordonnance du roi Jean, du pénultième Février 1350 dit que nul boulanger ou talmeliers ne pourront mettre deux sortes de blé dans le pain.

Le mot talmelier vient aussi que du fait le boulanger devait acheter sont blé chez le paysan le faire écraser au moulin et ensuite le tamiser pour enlever le gros son ainsi que les déchets restants et de tamiseur ont arrive à Talmeliers

 Les Talmeliers en tant que confrérie ont étés créé a Angers il y a 25 ans par des boulangers dynamiques dont messieurs Jean Brulfert, Gérard Delaissart et Jean Claude Larteau étaient membres et sous leurs entraînements, 20 ans âpres nous nous sommes retrouvés a 10 couples et sur invitation de monsieur Marcel Foubert nous nous sommes réunis à Soisy sous Montmorency le 7 octobre 2010 pour créer notre confrérie.

« Depuis nous avons participé au chapitre des Talmeliers de Touraine en 2010, 11, 12,13,14 ,15 aux Talmeliers d’Angers en 2011, 12, 13,14 15 aux Talmeliers de l’Orne en 2012, à la confrérie du hareng côtier a Berck en 2012 à la confrérie de l’asperge et du vin d’Argenteuil et Sannois en  à la Confrérie de la Teurgoule à Houlgate, de Saint Jacques a Montebourg, de la carotte à Créances en 2013 ».

 

Traité de la Police,

Où l’on trouvera l’histoire de son Etablissement,

Par Mr Nicolas de La Mare, Conseiller-Commissaire du Roy – Éditeur: Paris : M. Brunet, 1722

Porte serviette en étain – Confrérie des Talmeliers – d’Aunis Saintonge 

L’Encyclopédie ou Dictionnaire Raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers complète :

Talemelier, Talmelier, Tallemandier (Page 15: 863)

Talemelier, Talmelier, Tallemandier, s. m. termes synonymes, qui signifiaient anciennement boulanger, en latin talemetarius seu talemarius.

Il y a lieu de croire que ce mot talemetarius venoit de taleâ metari, compter sur une taille, parce qu’en effet de tout tems les Boulangers sont dans l’usage de marquer sur des tailles de bois la quantité de pain qu’ils fournissent.

Les statuts donnés par S. Louis aux Boulangers de Paris, & leurs lettres de maîtrise, leur donnent la qualité de Boulangers talemeliers.

L’ordonnance du roi Jean, du pénultieme Février 1350, tit. II. art. 8. dit que nuls boulangers ou talemeliers ne pourront mettre deux sortes de bles dans le pain; & art. 9. que les prud’hommes qui visiteront le pain, ne seront mi talemeliers. Le tit. 4. des talemeliers & pâtissiers porte, art. 1. que toute manière de talemeliers, fourniers & pâtissiers, qui ont accoutumé à cuire pain à bourgeois, le prépareront ès maisons desdits bourgeois, & l’apporteront cuire chez eux.

Dans une autre ordonnance du même roi du 16 Janvier 1360, il est parlé des taillemeliers, sur quoi M. Secousse a noté en marge qu’il y a taillemandiers dans la première des deux copies de cette ordonnance envoyées de Montpellier, & que ce sont les Pâtissiers, ce qui peut en effet convenir aux Pâtissiers dans les endroits où ils étaient confondus avec les Boulangers.

Il est encore parlé des talmeliers, qui sont les Boulangers, dans une ordonnance de Charles V. du 9 Décembre 1372; les pâtisseries, appelées talemouses, ont pris leur nom des talemeliers. (A)

Par Jean-Claude THIERRY

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