Réutiliser la vapeur 1862

Appareils Drouot et Cie, pour la panification. Fournil de M. Courcier, rue Saint-Maur à Paris.
Le Monde illustré. Journal hebdomadaire, 263, 26 avril 1862.

Après 1860, l’usage des machines à vapeur s’étend en France. L’industrialisation de la boulangerie s’accélère à partir de cette date. Certains tentent, en effet, d’adapter l’énergie de la vapeur aux fournils, à l’image du boulanger Drouot, qui met au point un ingénieux pétrin actionné par la vapeur obtenue grâce au four.

Dès 1862, un article du journal Le Monde illustré publie un reportage sur les essais menés à Paris dans un fournil de la rue Saint-Maur. Dans ce texte tout à la gloire de l’innovateur, présenté comme « un des boulangers les plus expérimentés de Paris », l’invention est décrite comme offrant une « force motrice qui résout le problème » de la mécanisation. Les fours de boulangers, chauffés à un degré très élevé, laissent échapper par les ouras, avec la fumée, une énorme quantité de calorique.

C’est cette chaleur jusqu’alors perdue que M. Drouot a su utiliser. L’intelligent inventeur place juste au-dessus des ouras, et sans rien changer à la construction du four, deux bouilleurs et un générateur dans lesquels il arrive facilement à obtenir une pression et une force de plusieurs chevaux-vapeur, le succès est certain ; M. Drouot est désormais assuré de sa force motrice.

Envoyer un commentaire concernant : "Réutiliser la vapeur 1862"