Notre Mère Jacob (1ere partie 1796-1820).

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 Mère Jacob (1ere partie 1796-1820).

De Neuille-le-Lierre a la Rue de la Serpe

En cette année  du 150 ème anniversaire du décès de notre Madame Jacob née Deshayes, mère des Compagnons boulangers du Devoir de Tours, 3 ème Cayenne du tour de France, de 1820 a 1863, le CREBESC vous propose de suivre chaque mois de cette année 2013, à raison d’une fois par mois, l’histoire de cette femme hors du commun, nommée par les Compagnons boulangers « Notre bonne Mère Jacob ».

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C’est au bord de la Brenne, dans un moulin à foulon, au lieu dit “Le Grand Villiers” que nous trouvons le couple Deshayes;  Pierre Deshayes, est fouleur d’étoffe, il exploite à son compte avec son frère ce moulin (les bâtiments existent encore). Il est marié à Renée Saulnier, originaire du Lude (72). Ils ont déjà quatre enfants, quand  le 13 avril 1796, alors qu’ils ont respectivement 42 et 36 ans, arrive une cinquième naissance, c’est Jeanne.

Extrait de son acte de naissance : “L’an quatre de la République Française une et indivisible, le vingt quatre germinal trois heures du soir, par devant moy François Gasnier, agent municipal de la commune de Neuilly-le-Lierre, département d’Indre-et-Loire et canton de Monnaie (…) ; est comparu en la salle publique de la maison commune le citoyen Pierre Deshayes, fouleur d’étoffes en cette commune, lequel assisté du citoyen Pierre Fillet, bourrelier domicilié en cette commune âgé d’environ quarante ans et la citoyenne Jeanne Peltier, femme du citoyen Noël Decestre, maréchal audit Neuilly, âgée d’environ vingt quatre ans ; m’a déclaré que la citoyenne Renée Saulnier, son épouse, est accouchée d’hier sur les sept heures du soir d’une fille qu’il m’a présentée et à laquelle il a donné le prénom de Jeanne. »

Jeanne passe son enfance dans la commune, qu’elle quitte à l’âge de 16 ans pour devenir cuisinière chez Monsieur Decan, procureur Imperial de Tours. Elle resta dans cette demeure un an ou dix huit mois au plus, et alla, ensuite, se placer chez des Anglais, afin d’acquérir certaines connaissances culinaires qui lui manquait.

Puis en 1815, âgée de dix-neuf ans, Jeanne Deshayes travaille à Tours, à l’hôtel du Croissant, rue Chaude (la rue Chaude est devenue la  rue Gambetta le 17 juillet 1883. L’Hôtel du Croisant ferma ses portes en 2007).

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C’est dans cet hôtel qu’elle rencontre François Jacob, son futur époux, qui comme elle, est employé de la maison, et c’est le 13 juillet 1819 qu’ils s’unissent par le lien du mariage.

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 Place du Grand Marche

Ils prennent très rapidement un premier établissement, place du Grand Marche, puis une auberge  rue de la Serpe. C’est dans cette auberge, en 1820, alors que le couple Jacob vient a peine de s’installer, que les compagnons boulangers du Devoir de Tours, 3ème Cayenne du tour de France, viennent la rencontrer et lui proposer d’être leur nouvelle “mère”, c’est le début d’une histoire qui s’écrit chaque jours depuis bientôt deux siècle.

Couplets dédiés à la bonne Mère Jacob

Air : vieux vagabond.

Voici le jour de la fête (1)

Quel doux plaisir délirant

Que chacun de nous vous la souhaite,

Le coeur joyeux, le coeur content.

Vers vous l’amitié nous ramené,

Et toujours tendres sentiments ;

Bonne Mère de la Touraine,

Accueillez l’hommage de vos enfants.

Guide par la reconnaissance,

Et le mentor de l’amitié,

Pour vous prouvez notre constance,

A vous ce jour est consacre.

Et que votre saint patronne,

Accueille toujours tendrement

Le baiser que chacun vous donne :

Quel jour heureux, quel beau jour enivrant.

Mère Jacob, mère chérie,

Depuis vingt ans la société

Fait le charme de votre vie,

Au sein de la fraternité.

Aussi le disons-nous sans peine,

Dans chaque ville en voyageant,

Que la mère de la Touraine

Pour ses enfants vécut bien tendrement.

Enfin si le temps me ramene

Dans ma patrie quelques jours,

Bonne mère de la Touraine,

A vous je penserais toujours.

Pour embellir mon existence,

Si dieu m’envoyait des enfants,

Sur notre riant tour de France,

Comme leur père ils seront Devoirants.

L’auteur de cette chansonnette,

Mes amis, nous laissa son nom,

De l’atelier il fut poète,

Boulanger fut sa profession.

De lui gardez la souvenance,

Il prêta serment sur sa foi ;

Le décide du tour de France

Des compagnons suivra toujours la loi.

(1)  La Saint Jean, pour Jeanne.

Libourne le Décidé 1840.

Laurent Bourcier, Picard la Fidélité, C.P.R.F.A.D.

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