Hubert Papin, Saintonge le Bien Aimé.

Hubert Papin est né le 23 novembre 1887 à Balanzac (17), fils de Joseph Papin et de Juliette Cardin.

Balanzac, Mairie et boulangerie.

 Il épouse la profession de boulanger et en 1905, est aspirant boulanger, puis reçu compagnon boulanger du Devoir à Tours à l’Assomption 1907 sous le noble nom de Saintonge le Bien Aimé.

En 1907, il demeure avec ses parents à Echillais (17).

Immatriculé à Saintes sous le n° 1224 de la classe 1907 il fut dirigé le 7 octobre 1908 sur le 4e Dépôt des Equipages de la flotte à Rochefort, comme apprenti marin, matelot de 2e classe.

Le 21 janvier 1909 Saintonge le Bien Aimé  fut nommé boulanger coq. Il effectua son service militaire à bord de l’Infernet du 21 octobre 1909 au 21 janvier 1910 puis sur les bâtiments de servitude du 1er janvier au 1er octobre 1910. Il passa ce même jour dans la réserve de l’armée active avec certificat de bonne conduite.

Le 27 janvier 1911 il était domicilié à Paris-17e, 136, avenue de Clichy ; le 13 avril 1912 à Paris-17e, 8, rue Pouchet ; le 19 juin 1914 à Epinay-sur-Seine (Seine), 75 bis, avenue de la République.

Mobilisé le 1er août 1914, il fut affecté au 4e Dépôt des Equipages de la flotte jusqu’au 3 septembre. A Paris (gouvernement militaire) du 3 septembre 1914 au 22 octobre 1915. Au 4e Dépôt des Equipages de la flotte du 22 octobre 1915 au 7 janvier 1916. Sur le Finistère du 7 janvier 1916 au 1er mars 1916.

A la 8e escadrille de chalutiers du 1er mars au 15 mai 1916. Sur le Séduisant, patrouille de l’océan, du 15 mai 1916 au 1er avril 1917. A la Direction du port de Rochefort, du 1er avril 1917 au 1er octobre 1917. Il demeura au 4e Dépôt jusqu’au 1er janvier 1919. Sur la Flotille de Gascogne du 1er janvier au 5 février 1919. Au 4e Dépôt jusqu’au 25 mars 1919, date à laquelle il fut mis en congé illimité de démobilisation. Il se retira alors à son domicile d’Epinay-sur-Seine.

Paris Saint-Honoré 1920

En avril 1921, Hubert Papin, Saintonge le Bien Aimé est secrétaire de Cayenne de Paris et également secrétaire général de la Fédération générale du compagnonnage ; en mai 1923, lors d’une réunion de la Fédération générale du compagnonnage, au sujet du placement, Saintonge le Bien Aimé, délégué des compagnons boulangers du Devoir relaté que des jeunes compagnons boulangers des Devoirs Unis sont venus chercher embauche au bureaux des compagnons boulangers du Devoir dans les villes de Bordeaux, Tours et Paris, en affirmant à tort qu’un accord était conclu à ce sujet entre les sociétés adhérentes à la Fédération.

À l’extrême gauche, premier rang, Abel Boyer, Périgord Coeur Loyal, compagnon maréchal-ferrant du Devoir, la mère des compagnons maréchaux d’Angers ; un compagnon maréchal-ferrant du Devoir avec canne de rouleur ; un compagnon boulanger du Devoir avec canne de rouleur ; Madame Cornibé, mère des compagnons boulangers de la ville de Paris ; un compagnon boulanger du Devoir, premier en ville ; un compagnon charpentier du Devoir avec canne de Rôleur ; une mère des compagnons charpentiers du Devoir de Liberté ; un compagnon charpentier du Devoir de Liberté ; au second rang, premier à gauche, chapeau melon, Hubert Papin, Saintonge le Bien-Aimé ; un compagnon non identifié, un compagnon sellier du Devoir ; un compagnon charpentier du Devoir de Liberté ; un compagnon boulanger non identifié tenant la bannière des compagnons boulangers du Devoir de Paris.

Hubert Papin, Saintonge le Bien Aimé est président général des compagnons boulangers du devoir, de décembre 1920 environ à janvier 1934. En 1924 il suscita la tenue d’un congrès à Tours en vue de centraliser toutes les Cayennes des compagnons boulangers, jusqu’alors indépendantes, pour leur donner une forme légale et pour pouvoir bénéficier de subventions. Son projet ne recueillit que l’adhésion de celles de Paris et de Nîmes, puis, quelques années plus tard, celle de Troyes, Tours, Blois et Lyon. Bordeaux refusa et le Saintonge leBien Aimé  déclara tous ses membres « renégats ».

Hubert Papin, Saintonge le Bien Aimé est membre , pour les compagnons boulangers du Devoir de la ville de Paris, du jury « ouvrier » du concours du meilleur ouvrier boulanger de Paris en 1927. Cette même année, le 31 décembre, il reçoit  une écharpe d’honneur offerte par la Cayenne de Paris.

En 1932, afin de renflouer la caisse de la Cayenne de Paris, en déficit, Hubert Papin, Saintonge le Bien Aimé invita toutes les autres à verser leur avoir, ce qui fut refusé.  Saintonge le Bien Aimé donna alors sa démission de président général en janvier 1934. Fernand Péarron, Blois Plein d’Honneur lui succéda, le conseil central des compagnons  boulangers fut transféré de Paris à Blois.

Dépositaire des couleurs de Sainte-Baume pour la Fédération générale du compagnonnage.

En 1933 un malheur familial vient le frapper, le décès de sa fille Jeanne le 19 septembre 1933 à l’âge de 22 ans.

Voici quelques extraits d’un courrier d’Hubert Papin, Saintonge le Bien Aimé,  au sujet  de la fusion des Enfants de la Vérité et la branche légitime de la Cayenne de Paris, daté du 19 avril 1934 :

« …en réponse à la lettre du Pays Papineau des 10 courants, je répondrais. 1) Qu’en tant qu’ancien Président Général, je n’ai pas participé au congrès, c’est que les promoteurs de ce congrès n’ont même pas eu la politesse de m’inviter par lettre, ensuite pour ne pas grever la caisse déjà vide de la société, vous ne pensiez pas sans doute, que j’y serais aller à mes frais.
2) Vous avez transféré le conseil central à Blois, c’est très bien, vous avez élu le Pays Péarron Président Général, c’est tout à fait bien ; vous avez accepté la réadmission dans la société de traite Cesneau et de sa bande de cambrioleurs et des compagnons qu’ils ont fait eux-mêmes, c’est beaucoup mieux encore. Mais comme déjà beaucoup l’on fait, je vous tire poliment ma révérence…[…] les rites de Soubises et de Salomon qui n’ont jamais voulu reconnaitre les C.B.D.D., à cette nouvelle, signerons la reconnaissance de leurs deux mains… »

A partir de cette date Hubert Papin, Saintonge le Bien Aimé, disparait de l’activité compagnonnique.

Laurent Bourcier, Picard la Fidélité, C.P.R.F.A.D

Commentaires concernant : "Hubert Papin, Saintonge le Bien Aimé." (1)

  1. Alain Boucherès a écrit:

    Remarquable travail! + de belles illustrations adaptées, et surtout une somme d’information qui illustre l’ère du Compagnonnage d’une certaine époque et qui démontre une fois de plus, que l’histoire des Compagnons Boulangers ne fût jamais un long fleuve tranquille! Et elle ne l’est toujours pas….
    Merci pour ce beau partage de connaissance.
    Agenais la Tolérance
    CB

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