Bureau de Bienfaisance – Annonay

 

Jeton du Bureau de Bienfaisance – Annonay (07-Ardèche) 

1 Kilo Pain

107 – Jean-Claude THIERRY. Collection privée

30mm. Aluminium, rond, percé. Uniface. Référence R. ELIE 15.1 page 26. * BUREAU DE BIENFAISANCE * / ANNONAY / PAIN / 1. KILOG.

Annonay est au pied des Monts du Vivarais, à soixante-quinze kilomètres de Lyon, quarante de St Etienne et quarante-cinq de Valence.

A Annonay Il existe encore de nos jours une Association de Bienfaisance parmi les protestants d’Annonay. Siège de l’association au 1 Rue de l’Hôtel de Ville 07100 Annonay, fondée le 13/12/1905. Une autre organisation catholique du « Vivarais » à Annonay fut créée en 1893.

Les bureaux de bienfaisance, créés par la loi du 7 frimaire an V (27 novembre 1796), sont les héritiers des bureaux de charité, souvent appelés « bureaux des pauvres », attestés dans le royaume de France dès le XVIe siècle. Financés par une contribution des habitants, ils servaient des prestations en nature aux nécessiteux dans un cadre paroissial.

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, ils se développent sous l’impulsion de Turgot et Necker qui souhaitent en faire un maillon essentiel d’une assistance laïcisée. Par rapport à l’hôpital, le bureau de bienfaisance présente des avantages auxquels les hommes du XIXe siècle resteront constamment sensibles.

Le principal d’entre eux est de permettre le maintien à domicile des pauvres : on reproche en effet aux hôpitaux de couper les malades de leur milieu. L’assistance à domicile, au contraire, conjugue les avantages aux yeux de nombre d’observateurs : au plan physique, elle évite la contagion, permet des soins plus attentifs de la part des proches ; au plan moral, elle évite aux malades comme aux pauvres le contact avec la lie de la société, la rupture avec le lien familial, l’oubli des devoirs chrétiens. Elle permet en outre un contact plus direct avec le bienfaiteur.

Comme l’Hôpital, le bureau de bienfaisance est organisé sur une base communale, chaque municipalité devant théoriquement avoir son bureau. Dans la pratique, un grand nombre de communes n’en disposent pas : en 1833, ils n’étaient qu’un peu plus de 6000 pour tout le pays (13 000 en 1871).

La plupart se concentrent dans les villes. A la fin de la Monarchie de Juillet, les bureaux réalisent environ 700 000 « actes » de bienfaisance par an dans tout le Royaume. Ce chiffre a doublé à la fin des années 1880. A cette date pourtant, encore 58 % des communes françaises ne possèdent pas de bureau. (wikition)

Annonay – Vue Générale

Annonay, site historique de la montgolfière

Les frères Montgolfier et la conquête de l’air. C’est à Annonay, dans la 1ère cour du couvent des Cordeliers qu’a lieu la première expérience officielle (envol d’un aérostat non monté, gonflé à l’air chaud), le 4 juin 1783 devant l’assemblée des Etats du Vivarais, le Conseil général de l’époque. Entre deux mâts, gît une immense enveloppe que huit hommes maintiennent au-dessus d’un feu de paille et de laine, auquel on ajoute de vieilles chaussures. Pour la 1ère fois au monde, un ballon gonflé à l’air chaud, s’élève dans le ciel d’Annonay. En 10 minutes il monte à 1000 mètres de haut, avant de retomber dans une vigne, sur la paroisse de Davézieux, à 3 km de son point de départ.

Annonay – Champ de Mars – Gonflement d’un Ballon

La tragédie des guerres de religion.

A la veille des conflits, trois mille cinq cent habitants vivent à Annonay ; beaucoup tirent une partie de leur richesse de la terre ; le vin est réputé. Le commerce et l’artisanat sont omniprésents. Les tanneurs travaillent les grosses peaux (vaches, boeufs), les megissiers apprêtent les peaux plus fines (chevreaux, agneaux…) ; les moulins à foulons des drapiers sont également le long des rivières. La Cance et la Deûme exhalent des odeurs nauséabondes, aussi dès que leur fortune le leur permet, ils font construire leur résidence dans les quartiers plus riches de la ville : la place Vieille, la place Grenette, la rue des Forges… Cette dernière, que nos contemporains considèrent comme un étroit boyau, était pourtant la Grande Rue, celle qui voyait passer les convois de mulets ravitaillant les villes du Forez et du Velay. Les muletiers étaient les agents de liaison entre la Vallée du Rhône et la Montagne. Ils apportaient blé du Dauphiné et poisson de mer séché ; ils repartaient avec des outres de vin et des peaux tannées.

Les bouleversements du XXème siècle.

Après soixante-dix ans d’expansion, la fin du XIXème siècle connaît le début du déclin des industries du cuir et de la tannerie ; les modes changent ; la concurrence est grande.

Au XXème siècle, les industries mécaniques se développent : machines pour la tannerie et surtout fabrication d’autocars ; l’ancienne entreprise artisanale de Jean-Joseph Besset deviendra Renault Véhicules Industriels.

Deux grandes familles ont, dès le XVIIème siècle, marqué l’histoire industrielle d’Annonay : les Johannot à Faya et les Montgolfier à Vidalon. Spécialisés dans les papiers de qualité, ils mirent au point de nombreuses techniques innovantes. Pour les Montgolfier, citons le papier vélin et la pile hollandaise qui leur valurent l’anoblissement et le titre de « Manufacture Royale » ; leurs descendants, B. et E. de Canson, inventèrent le papier calque, des papiers photographiques, etc…

La papeterie a résisté aux vicissitudes du temps et, aujourd’hui, les Papeteries Canson et Montgolfier sont un des fleurons de l’industrie annonéenne.

Papeteries Canson et Montgolfier

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